Hommage à Robert BUSQUE
A Ferryville, il a vu le jour le 28 Février 1943, pour le bonheur de ses parents, et de ses trois grandes sœurs, il y a vécu durant une vingtaine d'années, il résidait avenue de la République. Les habitants du quartier se souviennent peut-être des soirées d'été, où Robert animait les discussions en racontant des films…c'était comme si on y était !!! et puis il imitait Elvis Presley, avec sa guitare…on s'y croyait aussi ! Ami du pauvre comme du riche… des Français comme des Tunisiens (les photos le montrent !), il était aimé de tous, et à ses côté, la bonne humeur ne laissait pas de place au conflit.
En 1961, les événements nous ont séparé, nous sommes tous partis principalement en France… lui, est resté à Ferryville avec sa famille, mais en 1962, le service national l'a appelé pour un départ vers l'Allemagne pour 18 mois. Puis, après un bref séjour à Cherbourg, en route pour la Bretagne, ils s'est installé à Lorient, il a travaillé à l'hôpital des Armées… puis a fondé une famille en 1966 avec une Bretonne (Micheline), ils ont eu 2 enfants (Christophe et Alexandra)… la vie était belle… En 1989, la maladie venait troubler le ciel bleu de sa vie !... avec courage, il a lutté durant 11 années, et ses proches avec autant de mérite l'ont accompagné… mais la maladie l'a emporté le 2 Mai 2000. Un jour, il avait fait part à son épouse Micheline, de son désir de faire disperser ses cendres en Tunisie, pays qu'il n'avait jamais quitté dans son cœur ; il lui avait dit : " tu partiras avec nos enfants, passer une semaine de vacances, et tu disperseras mes cendres sur le lac de Bizerte ! ". Ses désirs ont été exaucés, Micheline, après avoir accomplie maintes procédures administratives auprès des autorités Françaises, est partie, malgré la peine, avec ses deux enfants (Christophe et Alexandra), et son petit fils Enzo âgé de 5 ans destination Bizerte. Au passage de la douane de Nantes, malgré les divers documents et autorisations en bonne et due forme, elle n'a pas échappée à une fouille humiliante devant de nombreux passagers et le passage de l'urne, aux rayons X, ... mais, une fois arrivée en Tunisie, l'accueil chaleureux des autorités Tunisiennes, et l'aide d'amis Menzéliens, dont Habib Kiari lui permettent de se rendre sur le lac de Bizerte, à l'aide d'une barque, et de répandre solennellement les cendres de Robert, dans ces lieux qu'il a toujours aimés, et qui l'ont vus naître… Merci aussi à Béchir Ben Rabeh Mansour, cet ami de Guengla, toujours d'une présence discrète, mais tellement rassurante… qu'ils en soient tous remerciés, pour le bien qu'ils ont fait ! Cet acte, important pour Robert… d'autres l'ont déjà peut-être réalisés, et encore bien d'autres le feront, car la terre natale ne s'oublie pas, et le désir de retourner d'où l'on vient est quelquefois plus fort que tout ! Jean Claude Fiordarancio ![]() |
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